Patrice Talon, président sortant du Bénin
L’après-pouvoir de Patrice Talon se dessine désormais plus clairement. Interrogé sur sa prochaine destination après dix années passées à la tête du Bénin, le président sortant a répondu : « La retraite ! ». Dans une déclaration faite après son vote à l’élection présidentielle du 12 avril 2026, le chef de l’État a expliqué vouloir se retirer de la gestion quotidienne des affaires publiques pour mener une vie plus libre, tout en demeurant attentif à la marche du pays.
« J’ai besoin de faire autre chose, de m’amuser, de sortir, mais tout en restant un bon citoyen », a-t-il déclaré. Il précise qu’il n’entend pas s’éloigner totalement de la vie publique nationale. « Je resterai un citoyen. Je resterai un ancien Président, je resterai une personnalité sur laquelle il y aura toujours un certain regard. »
Patrice Talon a indiqué vouloir conserver une posture de réserve dans cette nouvelle phase de sa vie publique, sans chercher à influencer la conduite du pouvoir. « J’échangerai avec vous, sans chercher à influencer ce qu’il se passe dans le pays », a-t-il assuré.
Patrice Talon confirme qu’il siégera au Sénat
Questionné sur sa future participation au Sénat en tant qu’ancien chef de l’État, Patrice Talon a confirmé qu’il prendra part à cette institution prévue par la Constitution révisée. « Notre Constitution prévoit désormais que tous les anciens présidents, tous les anciens présidents de l’Assemblée nationale, tous les présidents de la Cour constitutionnelle siègent dans un conseil des sages ; je ne veux pas me dérober à cela », a-t-il déclaré.
Pour lui, cette future chambre rassemblera des figures majeures de la vie institutionnelle béninoise notamment « le président Soglo (Nicéphore), le président Boni Yayi, le président Talon, le président Amoussou Bruno, Houngbédji (Adrien), Idji Kolawolé, Nago (Mathurin) , le président Vlavovou (Louis), le président Dossou Robert, le président Holo, la présidente Pognon (Elisabeth) ». Ce qui va faire de cette institution « une chambre de sagesse, de conseil, d’apaisement et de conciliation ».
Évoquant les spéculations sur la possibilité qu'il en prenne la tête, Patrice Talon s'est montré mesuré. « C’est prétentieux de dire une telle chose », a-t-il répondu.
Patrice Talon estime que « l’essentiel est de pouvoir apporter sa sagesse, sa prière, sa protection à un peuple, à un pays qu’on a servi ». Il soutient, qu’à ses yeux, seule compte la contribution collective de cette instance au service de la nation.
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