Photo de famille des participants
Un séminaire régional à Cotonou sur les enjeux de l’identité biométrique et de la sécurité des données. Le séminaire réunit les journalistes du Bénin, de la République démocratique du Congo, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée, du Sénégal, du Togo et de la Centrafrique.
L’initiative vise à renforcer leur capacité à traiter avec rigueur et responsabilité des sujets de sécurité de plus en plus sensibles. Elle est portée par le Programme SIPODI de la Konrad-Adenauer-Stiftung, en partenariat avec le Réseau des journalistes africains spécialistes des questions de défense et de sécurité (REJA-DS).
Le travaux se déroulent autour du thème: « Identité biométrique et sécurité des citoyens : rôle des citoyens face aux enjeux de la protection des données à caractère personnel ». Le séminaire se veut résolument pratique. Les sessions de travail portent sur les fondements de l’identité biométrique, les cadres juridiques de protection des données, les risques liés aux fuites d’informations personnelles ainsi que les responsabilités pénales pouvant découler de la publication de données sensibles.
Le directeur du Programme SIPODI de la Konrad-Adenauer-Stiftung, Dr Tobias Ruettershoff, a situé les enjeux du séminaire dans un contexte de mutation technologique et sécuritaire. Il a expliqué que l’identité biométrique s’impose désormais comme un outil central dans la gouvernance des États, mais elle soulève en parallèle des préoccupations majeures liées aux libertés individuelles et à la confiance des citoyens.
« À l’heure où les technologies biométriques s’imposent comme des outils essentiels de gouvernance, de sécurisation des identités et de lutte contre les menaces transnationales, elles soulèvent également des défis majeurs en matière de libertés individuelles, de protection des données et de confiance entre les citoyens et les institutions », a-t-il déclaré.
Face à ces défis, le responsable du programme SIPODI a insisté sur le rôle stratégique des médias, appelés à servir de trait d’union entre institutions et populations.
« Les journalistes que vous êtes jouent un rôle déterminant. Vous êtes à la fois des relais d’information, des acteurs de sensibilisation et des garants de l’équilibre entre sécurité et respect des droits fondamentaux », a-t-il ajouté, appelant les participants à tirer pleinement profit des travaux.
Le président du REJA-DS, Moïse Dossoumou, a quant à lui, a salué la tenue de cette session de formation, qu’il considère comme une réponse concrète aux défis auxquels les journalistes sont confrontés dans leur pratique quotidienne.
Il a souligné la nécessité d’une meilleure compréhension des textes et des mécanismes de protection des données. « Nous manipulons au quotidien des données personnelles, mais nous ne savons pas toujours comment les traiter, les diffuser ou les publier sans tomber sous le coup de la loi », a reconnu le président du REJA-DS.
Il a également exprimé sa gratitude envers les institutions béninoises qui ont contribué à la tenue de la rencontre, notamment la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC), l’Autorité de protection des données personnelles (APDP), l’Agence nationale d’identification des personnes (ANIP) et la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), pour la mise à disposition d’experts.
Les travaux du séminaire régional s’achèvent ce jeudi 26 mars 2026, avec l’ambition, pour les participants, de repartir dans leurs rédactions respectives mieux armés pour traiter ces sujets sensibles.
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