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PI-SPI de la BCEAO : ce qui change dès le 2 novembre dans les tranferts de monnaie électronique

PI-SPI de la BCEAO : ce qui change dès le 2 novembre dans les tranferts de monnaie électronique

La BCEAO impose de nouvelles règles pour les transferts de monnaie électronique entre particuliers via sa plateforme de paiement instantané. Gratuité sous conditions, frais possibles et fonctionnement : voici ce qu’il faut retenir.

La BCEAO impose de nouvelles règles pour les transferts de monnaie électronique entre particuliers via sa plateforme de paiement instantané. Gratuité sous conditions, frais possibles et fonctionnement : voici ce qu’il faut retenir.

Les transferts de monnaie électronique dans l'espace UEMOA doivent désormais passer la PI-SPI de la BCEAO dès ce lundi 2 novembre 2026

Les transferts de monnaie électronique dans l'espace UEMOA doivent désormais passer la PI-SPI de la BCEAO dès ce lundi 2 novembre 2026

Envoyer de l’argent d’un portefeuille électronique à un autre prestataire connecté ne répondra plus seulement aux règles commerciales de chaque opérateur. À compter du lundi 2 novembre 2026, un nouvel avis de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) encadre les transferts de monnaie électronique entre particuliers via la Plateforme interopérable du système de paiement instantané (PI-SPI). Voici trois points essentiels pour comprendre le dispositif.

 

1. Une plateforme pour envoyer de l’argent sans barrière entre prestataires

 

Lancée officiellement le 30 septembre 2025, PI-SPI est une infrastructure régionale conçue par la BCEAO pour permettre aux différents acteurs financiers de communiquer entre eux. Elle couvre les huit pays de l’UEMOA : le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo.

 

Concrètement, un client peut envoyer de l’argent depuis son application bancaire ou son portefeuille électronique à un bénéficiaire utilisant un autre établissement connecté. Les opérations sont exécutées en quelques secondes, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Le numéro de téléphone, une adresse de paiement ou un QR code peuvent notamment faciliter l’identification du bénéficiaire. Les transactions s’effectuent en francs CFA. 

 

L’objectif, selon la BCEAO, est de simplifier les paiements, de réduire les barrières entre réseaux et de favoriser l’inclusion financière. Mais l’accès n’est pas automatique : la banque ou l’établissement financier du client doit être connecté à PI-SPI et avoir ouvert le service au public.

 

2. Des transferts gratuits jusqu’à 8 000 FCFA, au-delà des frais possibles

 

C’est le principal changement prévu par l’avis n° 0019 du 2 octobre 2026, qui entre en vigueur le 2 novembre. Pour les transferts nationaux entre personnes physiques, les opérations émises dont le montant cumulé quotidien ne dépasse pas 8 000 FCFA par utilisateur et par participant sont gratuites, sans limitation du nombre de transactions.

 

Au-delà de ce seuil, des frais peuvent être appliqués. Leur taux doit se situer entre 0 et 0,8 %, hors taxes, et s’applique au montant du transfert. À la réception, les transferts restent gratuits, sans limite de nombre ni de montant. Le seuil de 8 000 FCFA concerne donc les transferts émis, et non les sommes reçues.

 

L’avis prévoit également que les transferts de monnaie électronique interopérables au sein de l’UEMOA passent obligatoirement par PI-SPI. Pour les opérations entre pays de l’Union, les mêmes conditions tarifaires que celles appliquées aux transferts nationaux devront s’appliquer à partir du 1ᵉʳ juin 2027. 

 

3. Comment utiliser PI-SPI au quotidien ?

 

L’usager doit d’abord vérifier auprès de sa banque, de son opérateur de monnaie électronique ou de son établissement de paiement si celui-ci propose le service. Il peut ensuite initier un transfert depuis l’application ou le canal mis à disposition, renseigner le bénéficiaire et le montant, puis confirmer l’opération après avoir vérifié les informations affichées. La plateforme a été conçue selon les standards internationaux de sécurité applicables aux systèmes de paiement. Comme pour toute transaction numérique, il reste prudent de vérifier le destinataire avant de valider l’envoi.

 

Avec ces nouvelles règles, la BCEAO entend harmoniser les transferts entre particuliers et renforcer l’interopérabilité des paiements dans l’Union. Pour les utilisateurs, le réflexe à adopter dès le 2 novembre est simple : vérifier les conditions de leur prestataire et garder à l’esprit que la gratuité à l’envoi dépend désormais du seuil quotidien fixé par l’avis.

 

1 commentaire

1 commentaire

Fane
il y a 51 minutes
bon je ne fais que de dire que c'est une bonne nouvelle pour les gens qui utilisent les banques pour les besoins ça leur aide
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