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Mondial 2026 : entre espoir et réalisme, jusqu’où les Béninois voient-ils les sélections africaines aller ?

Mondial 2026 : entre espoir et réalisme, jusqu’où les Béninois voient-ils les sélections africaines aller ?

Des Béninois expriment leurs attentes vis-à-vis des équipes africaines engagées dans la coupe du monde coorganisée par les États-Unis, le Mexique et le Canada. Après une première entrée ratée de l’Afrique du Sud, les regards sont tournés vers les autres Nations en lice.

Des Béninois expriment leurs attentes vis-à-vis des équipes africaines engagées dans la coupe du monde coorganisée par les États-Unis, le Mexique et le Canada. Après une première entrée ratée de l’Afrique du Sud, les regards sont tournés vers les autres Nations en lice.

Le coup d’envoi de la coupe du monde 2026 a été donné, jeudi 11 juin 2026, avec une entrée ratée pour l’Afrique du Sud qui s’est inclinée 2-0 contre le Mexique. Ce début raté d’un des représentants africains n’empêchent pas certains Béninois d’espérer de meilleures performances des équipes africaines Même-si d'autres n’espèrent rien de concret de la part des nations africaines.

 

« Quand nous parcourons la composition des groupes de A à L, on peut avoir de l’espoir de retrouver certaines équipes du continent au deuxième tour », pense Marius Zannou, passionné de football. Selon lui, le Maroc, dans le groupe C, la Côte d’Ivoire dans le groupe E, l’Égypte dans le groupe G, le Sénégal dans le groupe I et la Ghana dans le groupe L, peuvent faire de belles performances. Encadreur d’équipe de catégorie d’âge, Marius estime que ces cinq nations ont une expérience grâce à leur régularité ces dernières années à la coupe du monde et surtout la qualité de leur effectif.

 

Le Maroc et le Sénégal au-dessus du lot !

 

Marius souhaite voir au moins quatre pays africains en quart de finale et briser le record de nombre de nations africaines qualifiées en huitième de finale sur une édition de mondial. Dans l’histoire de la coupe du monde, seulement deux pays africains ont pu se qualifier en huitième de finale lors d’une édition de coupe du monde. Et c’était en 2022 au Qatar. Le Sénégal et le Maroc avaient réussi à se hisser en huitième de finale. Les Lions de l’Atlas sont, par la suite, entrés beaucoup plus dans l’histoire en décrochant une qualification en demi-finale contre le Portugal de Cristiano Ronaldo.

 

De son Côte, Cyprien Kponou compte notamment sur le Maroc et le Sénégal pour valablement représenter l’Afrique. Il a mis aussi une pièce sur l’Algérie qui peut aussi créer la surprise. Cyprien pense que les performances des nations africaines seront beaucoup plus scrutées dans cette coupe du monde.

 

Journaliste sportif, Corneille Gohonou pense que c’est le moment pour ce Sénégal de confirmer son titre de champion d’Afrique sur le plan international. « Avec ce qui s’est passé en finale de la CAN 2025, les Lions de la Teranga sont attendus et donc ils doivent prouver face au monde qu’ils méritent leur titre », a-t-il relevé. Pour ce passionné de football, une bonne performance du Sénégal passe d’abord par une bonne entrée dans la compétition face à la France puis confirmer après contre la Norvège et l’Irak.

 

« Les retrouvailles entre le Sénégal et la France ne sont pas un match comme les autres. Si les Sénégalais peuvent sortir de cette rencontre déjà avec un nul. Ce serait bon », a soutenu le journaliste. Il croit que les hommes Pape Thiaw peuvent faire quelque chose puisqu’ils évoluent pratiquement dans les mêmes clubs que les autres joueurs européens et sud-américains.

 

Le reporter sportif a été séduit aussi par la Côté d’Ivoire qui s’est imposée face à la France en amical. Cette victoire ivoirienne contre les Bleus, selon Corneille Gohonou, positionne les Éléphants parmi les équipes africaines à surveiller. Et leure victoire 1-0 face à l'Equateur le 14 juin en match de poule en dit long l. Christian Adjatin, féru du football, porte aussi une lueur d’espoir sur la Côte d’Ivoire. Il a exprimé un doute sur le Maroc qui a changé de sélectionneur après la CAN 2025. « Si c’était encore Walid Regragui, j’allais me jeter à l’eau pour les Lions de l’Atlas. Mais là, je doute fort », a-t-il réagi.

 

Pourquoi pas une sélection africaine en finale

 

Marius Zannou veut bien voir une équipe africaine en finale. « Pour cette édition, je souhaite voir une équipe faire plus que le Maroc, c’est-à-dire, voir un représentant africain en finale », a-t-il exprimé. Il a fait savoir que les équipes africaines ont de la matière pour rivaliser avec les pays des autres continents. Avec 10 pays en lice, il pense que l’Afrique peut arriver à avoir un représentant en finale.

 

Selon Cyprien Kponou, seul le Maroc peut rééditer l’espoir d’atteindre le carré d’as et peut faire rêver pour une place en finale. « A part le Maroc, je ne vois aucune autre sélection africaine », a-t-il déclaré. Selon lui, l’équipe marocaine est mieux structurée et dispose d’un effectif fourni dans chaque compartiment pour réécrire l’histoire. Mais il pense que la tâche ne sera pas aisée pour les Lions de l’Atlas, demi-finalistes de la précédente édition.

 

Du travail à faire

 

Pendant que plusieurs Béninois croient à la qualité de certaines nations africaines pour créer la sensation à la coupe du monde 2026, d’autres ne croient même pas à ces représentants africains. Pour eux, il reste du travail à faire. C’est le cas de Bernardin Sètèmèdé, amoureux du cuir rond. Il ne croit à aucune surprise. « Il faut prier pour avoir une équipe africaine en huitième de finale », a-t-il confié.

 

 

Pour lui, ce n’est pas de la désinvolture ni un manque de soutien aux pays africains mais il estime que c’est une question de logique. Il a fait remarquer que les sélectionneurs qui conduisent les équipes ne sont pas les tops et qu’à un niveau donné ils vont manquer de répondant. « Le tout ne suffit pas d’avoir de bons joueurs, il faut avoir aussi de bons sélectionneurs pour les encadrer et les amener à donner le meilleur d’eux », a-t-il analysé.

 

Samuel Kayodé veut bien voir un pays africain gagner ce trophée mondial mais il n’y pas de possibilité que cela puisse arriver de sitôt, pense-t-il. Il a évoqué des questions d’organisation au sein des état-majors des sélections, le niveau des joueurs et les moyens dont disposent les pays africains. Pour lui, il reste beaucoup de paliers à franchir avant d’espérer un sacré mondial.  

 

 

Les Béninois ont exprimé leurs ressentis et leurs attentes. Auront-ils tort ou raison à la fin de cette compétition d'envergure ? Pour l'heure, les équipes africaines elles, mouilles le maillot et donnent le meilleur d'elles aux Etats-Unis, aux Mexique et au Canada pour faire briller football africain sur la scène mondial. 

 

 

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