Kemi Seba va devoir attendre la décision du tribunal de Pretoria sur la demande de sa mise en liberté provisoire. Le président de l’Ong Urgences panafricanistes a comparu ce lundi 8 juin 2026 dans l’espoir d’être fixé sur sort. Mais le juge du tribunal de Pretoria a décidé de mettre le délibéré au 18 juin 2026.
Les avocats de Kemi Seba et ses coaccusés avaient sollicité cette demande de mise en liberté provisoire sous caution pour permettre à leurs clients de retrouver leur liberté en attendant la suite du procès. A l’audience du vendredi 22 mai 2026, les avocats des prévenus ont plaidé la cause du panaficaniste et de ses co-accusés face au rejet requis par le représentant du ministère public.
Dans cette affaire, Kemi Seba a été arrêté accompagné de fils de 18 ans en Afrique du Sud le 13 avril 2026 alors qu’il tentait de rallier irrégulièrement le Zimbabwe avec l’aide du Sud-africain François van der Merwe, via le fleuve Limpopo, selon la police sud-africaine. Les trois seront, à nouveau, devant le juge dans moins de dix jours.
La procédure d’extradition enclenchée
Kemi Seba fait objet d’une deuxième procédure devant le tribunal de Pretoria. Après son arrestation, le Bénin a introduit une demande d’extradition auprès de la justice sud-africaine. La justice béninoise avait émis deux mandats d’arrêt contre l’activiste panafricaniste.
À l’occasion d’un point de presse en avril 2026, le procureur spécial de la CRIET, Mario Mètonou a précisé que le premier mandat d’arrêt concerne des faits présumés de blanchiment de capitaux. Le second, émis le 12 décembre 2025, porte sur des accusations d’apologie de crime ainsi que d’incitation à la haine et à la violence.
Lors de l’audience du 22 mai 2026 au tribunal de Pretoria, le représentant du ministère public a introduit le dossier aux autorités judiciaires sud-africaines. Ce qui traduit l’ouverture de la procédure d’extradition. Maître Bill Kobras, avocat de Kemi Seba, a confirmé le début de la procédure d’extradition. Mais il a expliqué comment le dossier judiciaire a été monté. Selon le conseil, ce ne sont pas les mandats émis par le Bénin qui ont été mis en exécution.
L’avocat estime que les mandats émis par le Bénin ne sont pas valables en Afrique du Sud et ils ont été reformulés. « Une fois les documents transmis aux autorités sud-africaines, ces dernières les ont soumis à un magistrat local afin d’émettre un mandat d’arrêt sud-africain, fondé sur les allégations du Bénin, autorisant les autorités à procéder à son arrestation et à sa détention en Afrique du Sud en vue d’une éventuelle extradition vers le Bénin », a détaillé l’avocat à RFI. Les débats dans ce dossier sont programmés pour le 14 juillet 2026.
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