Incarcéré depuis le début de cette année 2026, un ex-commandant des Forces spéciales françaises risque une condamnation de 24 mois de prison. Le militaire français est mis en cause dans une affaire présumée de faux passeport et de faux permis de conduire.
Il est notamment reproché au Français d’avoir établi un passeport béninois à un de ses compatriotes à Cotonou et réalisé un permis de conduire à un Belge résident aussi à Cotonou. Les deux bénéficiaires de ces documents sont également poursuivis, sans mandat, pour complicité avec l’ex-officier français.
Peine de prison requise
Dans ses réquisitions à l’audience du lundi 15 juin 2026, le ministère public a insisté sur les accusations mises à la charge du principal prévenu. Selon le substitut du procureur spécial de la CRIET, l’ex-officier français a réalisé de faux passeport et faux permis de conduire béninois à des expatriés.
Le magistrat a indiqué que des données numériques qui servent à l'établissement de faux documents ont été retrouvées au domicile de l’ex-commandant à Fidjrossè. Des fichiers vidéos de nature délictueuse, apprend le ministère public, ont également été retrouvés lors de la perquisition de la police républicaine.
Face à ces accusations, le procureur a requis vingt-quatre (24) mois de prison dont 4 fermes et une amende de deux (2) millions FCFA contre l’ex-commandant des Forces spéciales françaises. Le magistrat a proposé à la Cour de relaxer les deux autres prévenus bénéficiaires des documents.
La défense de l’ex-militaire français
A l'ouverture de son procès en février, le principal prévenu a plaidé non coupable lors de l’inculpation. Lors des débats, le mis en cause a rejeté toute implication directe avec les bénéficiaires du document.
Ces présumés complices ont déclaré à la barre avoir remis chacun 150 000 Fcfa pour l’établissement des documents. Mais l’ex-commandant a affirmé avoir joué le rôle d’intermédiaire pour une autre personne qu’il accusé d'être le responsable de ses déboires. Mais lors des enquêtes préliminaires, le mis en cause n'a fourni que le prénom du présumé bénéficiaire et un numéro de téléphone.
L’ex-militaire français a indiqué qu'il était venu au Bénin au prime abord pour des raisons professionnelles et son séjour devait durer trois mois. Mais il s’est retrouvé dans l’obligation de prolonger son séjour en raison de documents administres dont il avait besoin pour ladite mission.
A l'audience du lundi 15 juin 2026, la défense de l’ex-officier a plaidé la relaxe de leur client. Après les plaidoiries des avocats, la Cour a renvoyé le dossier au 20 juillet 2026 pour rendre son verdict. En attendant, l’ex-officier retourne dans sa cellule.
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