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Port de Cotonou : 36 à 72h pour avoir son conteneur, des délais d’attente parmi les plus courts de la sous-région

Port de Cotonou : 36 à 72h pour avoir son conteneur, des délais d’attente parmi les plus courts de la sous-région

Au Bénin, le port autonome de Cotonou sort la tête de l’eau dans un contexte sous-régional exceptionnel marqué par de grands chantiers, selon la déclaration faite par le Directeur des opérations portuaires et de la sécurité, Charles Bennett Fayomi, jeudi 1er octobre 2026, lors du PAC Média Connect.

Au Bénin, le port autonome de Cotonou sort la tête de l’eau dans un contexte sous-régional exceptionnel marqué par de grands chantiers, selon la déclaration faite par le Directeur des opérations portuaires et de la sécurité, Charles Bennett Fayomi, jeudi 1er octobre 2026, lors du PAC Média Connect.

Port autonome de Cotonou

Port autonome de Cotonou

Difficile d'évoquer le quotidien du port de Cotonou sans parler de files d'attente. Mais selon Charles Bennett Fayomi, Directeur des opérations portuaires et de la sécurité, il faut relativiser l'ampleur du phénomène à l'échelle sous-régionale. « Vous allez voir qu'on est systématiquement sur des délais d'attente de 2 mois à 6 semaines, dans des ports que je ne veux pas nommer », a-t-il lancé, jeudi 1er octobre 2026, lors d’une rencontre avec la presse. 

 

 

Selon le responsable, au port de Cotonou, le temps d'attente a nettement changé. « Sur le conteneur, on est sur des attentes de 36, 72 heures, comme vous avez vu avant les accostages. » 

 

Ce chiffre, Charles Bennett Fayomi le voit comme une prouesse et s'en réjouit. « Il y a des ports, actuellement, on est sur 1 mois. Vous arrivez, vous voyez votre conteneur, 1 mois sur l'eau, en face de votre port, vous ne pouvez pas y toucher ».  En plus de cette avancée, il évoque des taux de saturation de 200 à 250 % dans certains ports de la sous-région, contre environ 100 % à Cotonou.

 

 

Un port qui absorbe le trop-plein régional

Loin d'être épargné par cette pression, le port de Cotonou en profite paradoxalement, en récupérant une partie des cargaisons que d'autres ports ouest-africains saturés ne peuvent plus traiter. « On reçoit même des cargaisons d'autres ports ouest-africains qui sont saturés, dans un contexte où on est en pleine phase d'expansion », a souligné le directeur des opérations portuaires. Cette performance selon lui, est le fruit du travail abattu par des équipes sur le terrain. « On est quand même dans un contexte où la plupart des ports sont bouchonnés et on arrive à s'en sortir ici relativement bien », glisse-t-il avec insistance. 

 

 

Si le Bénin reçoit des cargaisons d’autres pays d’Afrique de l’Ouest saturés, il n’en demeure pas moins que des difficultés subsistent. Mécaniquement, ce flux soutenu génère des délais, et donc des coûts, pour les opérateurs économiques.

 

Un point sur lequel Charles Bennett Fayomi tient toutefois à rassurer : « le Bénin est l'un des ports où les frais induits par les délais d'attente sont les plus bas. Si vous regardez les franchises ailleurs, c'est des sommes qui sont beaucoup plus importantes. » 

 

 

Le responsable du port a exposé les avancées et prouesses de l'un des piliers de l'économie béninoise dans le cadre du PAC Média Connect, une initiative périodique et stratégique du Port Autonome de Cotonou (PAC) pour rapprocher l'autorité portuaire des professionnels des médias. 

 

 

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